Les ânes de Santorin : exploitation, conditions de travail et situation en 2026

Quand on arrive à Santorin, les ânes et les mules font presque partie du décor. On les retrouve notamment à Fira, où ils sont encore utilisés pour transporter des visiteurs entre le vieux port et la ville située en hauteur.
Lors de mon premier voyage à Santorin en 2016, j’avais été particulièrement choqué par leurs conditions de travail. J’avais donc décidé de consacrer un article à ces animaux devenus, malgré eux, l’une des attractions touristiques les plus connues de l’île.
Dix ans plus tard, les choses ont-elles vraiment changé ?
Pourquoi y a-t-il autant d’ânes et de mules à Santorin ?
À l’origine, les ânes et les mules avaient une véritable utilité pour les habitants de Santorin. Ils permettaient notamment de transporter des marchandises dans cette île escarpée et de relier les ports aux villages construits en hauteur.
À Fira, le vieux port se trouve ainsi au pied d’une impressionnante falaise. Pour rejoindre la ville, il faut gravir un chemin composé de près de 600 marches.
Avant la construction du téléphérique, les équidés constituaient donc un moyen de transport essentiel.
Aujourd’hui, leur rôle est très différent : ils transportent principalement des touristes.
Les ânes de Fira, devenus une attraction touristique
Entre le vieux port de Fira et le centre-ville, les visiteurs ont aujourd’hui trois possibilités : emprunter le téléphérique, monter les marches à pied ou effectuer une partie du trajet à dos d’âne ou de mule.
C’est cette dernière pratique qui fait polémique depuis de nombreuses années.
Lors de mon séjour en 2016, j’avais vu les animaux effectuer continuellement des allers-retours sur les marches, parfois sous une chaleur particulièrement importante.
À l’époque, j’avais également échangé avec Christina, responsable de l’association Santorini Animal Welfare Association (SAWA), qui m’avait confirmé les problèmes rencontrés par certains animaux utilisés pour le transport touristique.
SAWA existe toujours aujourd’hui et indique notamment surveiller l’application du code de bonnes pratiques concernant les ânes et les mules travaillant dans la baie de Fira.

Depuis 2016, la réglementation a évolué
La forte médiatisation des conditions de travail des ânes de Santorin a néanmoins entraîné plusieurs évolutions.
En 2018, les autorités grecques ont renforcé leurs recommandations concernant la protection des équidés de travail. Ces mesures concernaient notamment les charges transportées par les animaux, leur état de santé, leur alimentation, leur accès à l’eau ainsi que leurs périodes de repos.
La même année, la municipalité de Santorin annonçait également plusieurs améliorations autour du chemin de Fira, notamment l’extension des zones ombragées et l’amélioration de l’accès à l’eau pour les animaux.
Contrairement à ce que certains articles ont pu laisser entendre à l’époque, la Grèce n’a pas simplement « interdit les ânes aux touristes en surpoids ». Les nouvelles règles visaient avant tout à éviter que les animaux transportent des charges excessives.
Ces évolutions ont donc permis de mieux encadrer cette activité.
Les conditions des ânes de Santorin se sont-elles réellement améliorées ?
C’est là que la réponse devient plus nuancée.
Des améliorations ont effectivement été apportées et les conditions ne sont pas nécessairement identiques pour tous les animaux ou tous les propriétaires.
Pour autant, plusieurs associations continuent de dénoncer régulièrement certaines pratiques.
Des images tournées durant l’été 2022 et publiées en 2023 ont notamment montré des équidés présentant des blessures, des marques liées au harnachement ou transportant des charges jugées trop importantes.
En 2024, des membres d’une association spécialisée dans la protection des ânes ayant visité Santorin rapportaient encore avoir observé certains animaux exposés à la chaleur et des situations qu’ils considéraient comme problématiques.
Il serait donc faux d’affirmer que rien n’a changé depuis 2016. Mais il serait tout aussi faux de considérer que le problème a totalement disparu.
En 2026, la protection des équidés reste d’actualité en Grèce
Preuve que le sujet reste actuel : en juillet 2026, le ministère grec de l’Agriculture a une nouvelle fois actualisé ses recommandations concernant le travail des équidés durant les mois d’été.
Les fortes chaleurs représentent évidemment un enjeu particulièrement important dans les îles grecques.
Les recommandations générales en matière de bien-être des équidés de travail insistent notamment sur l’accès à l’eau, la possibilité de se protéger du soleil, des périodes de repos suffisantes et une charge adaptée à la morphologie et à l’état de santé de l’animal.
La situation est donc davantage encadrée qu’elle ne l’était lorsque j’ai écrit cet article en 2016, mais le contrôle et l’application effective de ces règles restent essentiels.
Faut-il monter à dos d’âne à Santorin ?
Personnellement, mon avis n’a pas changé depuis 2016 : je préfère ne pas participer à cette activité.
À Fira, une alternative existe depuis longtemps : le téléphérique permet de relier le vieux port à la ville sans utiliser les animaux.
Il est également possible d’emprunter les marches à pied, même si la montée est particulièrement physique, surtout pendant les périodes de forte chaleur.
Utiliser des équidés comme animaux de travail n’est pas nécessairement synonyme de maltraitance lorsque leur santé, leur charge, leur alimentation et leur repos sont correctement respectés. Mais dans un contexte touristique aussi intense que celui de Santorin, je préfère simplement choisir une autre solution.
Que faire si vous voyez un âne ou une mule en difficulté à Santorin ?
Si vous constatez qu’un animal semble blessé, abandonné ou victime de mauvais traitements pendant votre séjour, vous pouvez notamment contacter la Santorini Animal Welfare Association (SAWA).
L’association recueille également des ânes et des mules abandonnés ou retirés du travail.
Alors, les choses ont-elles changé depuis mon article de 2016 ?
Oui, en partie.
La situation des ânes de Santorin est aujourd’hui davantage connue, réglementée et surveillée qu’elle ne l’était lorsque j’ai découvert cette réalité en 2016.
Des aménagements ont été réalisés, des règles ont été adoptées et les associations de protection animale ont contribué à mettre le sujet sur le devant de la scène.
Mais les témoignages et enquêtes publiés ces dernières années montrent que des problèmes subsistent encore.
Dix ans après mon premier article, mon conseil reste donc le même : à Fira, privilégiez le téléphérique plutôt que la montée à dos d’âne ou de mule.
Et surtout, gardons en tête qu’une tradition ou une attraction touristique ne doit jamais se faire au détriment du bien-être des animaux.
Quelques photos des ânes de Santorin




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je confirme pas besoin de se déplacer à Santorin, vu les images juste des muletiers, on voit bien que ce sont des hommes agressifs, et interessés par le business, ce genre d’homme, car il y a très peu de femmes dans ce cas, c’est toujours des hommes comme dans les courses de taureau, ce genre d’homme, frappent et exploitent l’animal, pour l’argent, ils sont avides d’argent, et ils chosifient tout être vivant, que ce soit un âne, ou n’importe quel être vivant, du moment que ça leur rapporte du fric, pas de scrupule, pas d’état d’âmes, le même problème se retrouve ailleurs, dans d’autre domaines, mais si personne n’est là pour les arrêter ils continuent la maltraitance, et font des émules ! sans jeu de mot…. il y a une pétition qui a abouti, sur le net, le gouvernement Grec a interdit à toute personne obèse de monter sur les ânes, c’est un début, et si tout le monde prend conscience du problème, ce sera bientôt la fin !
En effet les choses avancent mais pas assez vite il est vrai !!!! Mais cela va finir par cesser et l’exploitation de ces pauvres bêtes ne sera que du passée. Merci pour votre commentaire 🙂
Nous avons passé un merveilleux voyage à Santorin en juin 2022. La seule chose qui nous a choqués c’est l’utilisation des chevaux aux ports de Fira et Oia. Sauf exceptions, il ne s’agit plus d’ânes, ni de mulets mais de chevaux. Ce qui ne change rien du point de vue du respect des animaux mais permet à leurs tortionnaires de les charger de touristes obèses ou de touristes avec bagages! C’est monstrueux, surtout à Fira! Il y a pas loin d’une centaine de chevaux qui montent est redescendent sans arrêt. En bas, ils sont entassés, les uns contre les autres en attendant leur prochain fardeau. Certains, peut-être moins dociles sont attachés à la queue leu-leu aussi bien à la montée qu’à la descente. Certains redescendent tout seuls et cela constitue une bousculade épouvantable dans les virages parce qu’aussi bien les piétons que les animaux se pressent à l’extérieur du virage, seul côté praticable. Pour terminer, imaginez dans quoi vous marchez et l’odeur que vous respirez. C’est une honte et cela devrait être interdit.
C’est une honte !!!comment peut on encore laisser tous ces touristes exploiter ces pauvres anes à leur propre soif ….
Je suis dégoûtée de voir l être humain aussi peu respectueux. de ces animaux…s il vous plaît faites quelque chose …..merci pour eux
Bonjour, Je viens.de vivre ce spectable abominable et impensable. Avec ma famille nous faisons tout à pieds ou bateau. Arrivés au vieux port de Fira, impossible de passer. Les chevaux, ânes et mules etaient entassés et empêchaient le passage. Au delà de la peur de traverser au milieu de ces pauvres bêtes j ai eu envie de vomir à la vue de ce spectacle. L homme est horrible, arretons ce massacre, cela suffit. Ne payez plus pour ça s il vous plaît.
100% d’accord avec vous, cela doit cesser !!!